Mona - Java

Mona - Java

  • Ano de lançamento: 2009
  • Linguagem: Francês
  • Duração: 3:46

Abaixo está a letra da música Mona , artista - Java com tradução

Letra da música " Mona "

Texto original com tradução

Mona

Java

Derrière la porte d’Italie, y avait pas beaucoup d’Soleil

C'était pas la terre des passions, des jardins sous les tonnelles

Une ville pleine de monotonie, juste quelques gratte-ciels

Où la couleur était l’ennui ou celle de la pub pour la mozarelle

Ici pas de dîner aux chandelles, ni de gondole à Venise

Les bougies servaient surtout à tagger les pare-brises

Dans la langue des urbanistes, on parle de banlieue-dortoir

Et les vies superposées y grincent de cauchemar

Le Kremlin en miniature en guise de mairie

N’a jamais réussi à arrêter l’invasion des Yankees

La révolution, une bonne farce et attrape

Le cinéma Robespierre ne faisait le plein que pour Rocky IV

Ici le bruit d’la mer

La promesse d’un ailleurs

C'était le RER

Le seul espoir

De trouver une Vénus

Etait de se barrer

Dans l’premier omnibus

Tout avait souvent le parfum de la déroute

Jusqu'à l’haleine avinée de l’entraîneur de foot

J’entends encore ma mère les dimanches de pluie fine

«Les enfants, allez prendre un bol d’air et jouer sur le parking»

Et là, on pouvait voir dans une Escort Ford bleu roi

Les quatre fers en l’air, la mère à Martial qui bouclait les fins de mois

«Aujourd'hui pour le goûter, vous n’aurez pas de chocolatine

La boulangère s’est fait péter l’caisson à la chevrotine»

Les anciens ouvriers, cloîtrés en pavillon

Qu’ils avaient acheté à crédit sur cent ans

Attendaient sans illusion la chute finale

En passant du PC au Front National

Devant le théâtre Jean Vilar, on a fumé Moussa

A la cité Balzac, on jouait toujours du Zola

Mais s’prendre pour un poète n'était pas de bon ton

Leur nom n'était qu’une plaque au milieu du béton

Et moi, moi à huit ans, bah j’trouvais ça pas cool

Quand la mère à Christian nous montrait ses films de boule

Le voisin d’en face a planté son alpine

S’est calciné la face sur le Boulevard Gagarine

Et quand une gazelle voulait sortir en jupe

Il lui fallait pas 3 minutes pour se faire traiter d’pute

On était à peine sortis des poils prépubères

Que les barbes poussaient en flèche sur les cendres de la misère

Elle était belle mon enfance, c'était loin d'être la misère

À la petite couronne j’ai accroché de beaux souvenirs

Mes parents avaient des livres, bien assez de bif

Pour me payer quand je voulais la traversée du périph'

Tout l’monde était raciste, mais tout l’monde vivait ensemble

Et beaucoup s’en sortirent au milieu des grands ensembles

Alors j’en parle au passé car je suis parti

Moi, le fils d’intégrés, l’enfant nanti

Mais même de l’autre côté, quand j'écoute les princes

Parler de la banlieue, j’entends l’wagon qui grince

Je vois le haut d’la pyramide qui gaspille des milliards

Et mes yeux pleurent des flammes

Comme un banlieusaaaaard!

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